Manifestation, intimidation et État de droit…

Ce qui s’est passé hier soir et cette nuit est absolument inacceptable et profondément inquiétant pour notre État de droit.

A l’issue d’une manifestation qui, malgré quelques échauffourées (« dégâts mineurs » selon la police elle-même) a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes défilant pacifiquement, la police a décidé de bloquer un parc où se trouvaient pêle-mêle des ex-manifestants, des badauds et, peut-être quelques casseurs…

Jusque là, on peut comprendre…

Mais ensuite… Les faire attendre jusqu’au petit matin, ne leur donner aucune information, aucune nourriture, aucune solution pour faire leurs besoins, cela ne relève d’aucune contrainte opérationnelle.

Consacrer plus de huit heures pour vérifier l’identité de 200 personnes, alors que lors de matchs de foot, on parvient à vérifier des dizaines de milliers de supporters parmi lesquels le taux de casseurs est nettement plus élevé qu’hier, cela ne relève d’aucune contrainte opérationnelle…

Retenir parmi ces gens les organisateurs de la manifestation, qui ont géré avec succès le service d’ordre interne et qui étaient parfaitement connus de la police, plutôt que d’interagir avec eux pour trouver une solution au blocage, cela ne relève d’aucune contrainte opérationnelle…

On en arrive donc à la conclusion que l’objectif des autorités (procureur général ? police ? DIN ? Conseil d’Etat ?) a été d’intimider les personnes présentes et de créer de la tension. Cela est au mieux maladroit, au pire criminel, à l’aube d’une semaine qu’on aurait pu espérer apaisée après cette belle manifestation.

-> Gardons nos nerfs, évitons les réactions disproportionnées en cas de manifs spontanées et veillons à canaliser notre colère intelligemment

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